Intervention Pontificale, par Pérez Galdós

Artículos de política de Galdós

INTERVENTION PONTIFICALE
Madrid, 20 novembre 1885

I


Il semble que l’avis de Sa Sainteté dans le litige que l’Allemagne et l’Espagne ont soumis à sa médiation soit désormais un fait. Bien que nous ne sachions rien officiellement, des sources confidentielles laissent entrevoir que l’intervention pontificale résout l’affaire de la manière prévue par ceux qui connaissaient bien les intentions de l’Allemagne. Depuis le début de septembre, il est convenu que l’Espagne conserve la souveraineté des Carolines et que l’Allemagne obtienne des avantages pour son commerce dans les mers d’Océanie. La médiation du Pape a obéi à la nécessité de revêtir d’une forme décente la palinodie de Bismarck, lequel, après nous avoir nié catégoriquement la possession de ces îles, ne pouvait, sans déshonorer sa réputation, déclarer le contraire.

Ce qui manque maintenant, c’est de connaître une série de détails sur l’accord, ainsi que les avantages que notre gouvernement concède aux Allemands, car ces derniers, après avoir cédé sur l’essentiel, ne partiront pas les mains vides. Leur concédera-t-on seulement la liberté de commerce pour leur pavillon ou, en plus, une station navale et des dépôts de charbon ? Il se pourrait bien que ce soit tout cela et même un peu plus, car l’Allemagne est puissante et saura pousser ses prétentions à l’extrême. Si on leur accorde, comme on l’a dit, une des îles Palaos, cela pourrait être très dangereux pour notre domination en Polynésie.

Certains attribuent à Bismarck des exigences encore plus grandes, telles que la prorogation du Traité de Commerce hispano-allemand pour un certain nombre d’années ; mais je ne pense pas que cela soit confirmé. Pendant tout le mois d’octobre, les ministériels ont exploité en leur faveur l’embrouillée et obscure affaire des Carolines, supposant des difficultés qui n’existaient pas pour ensuite s’attribuer le mérite de les avoir vaincues.

II


Cette comédie n’a pu durer bien longtemps. Et maintenant, alors que ce litige retentissant a une résolution immédiate et relativement satisfaisante, les mêmes ministériels regrettent que le conflit hispano-allemand soit terminé, car il leur servait d’appui pour maintenir leur pouvoir ruiné.

La situation politique actuelle a survécu ces derniers mois grâce aux propres difficultés qu’elle a créées par sa maladresse. La question avec Bismarck la soutenait, car ce gouvernement avait l’obligation de la conclure. Mais une fois la question terminée, le gouvernement s’effondre de son propre poids. C’est ainsi que le disent les libéraux, désireux de succéder aux conservateurs. En écartant ce qu’il y a toujours d’intéressé et de personnel dans les luttes de parti, je pense que rarement un changement de gouvernement a été aussi justifié qu’aujourd’hui.

L’intérêt même de la Monarchie l’exige, et même pour le parti conservateur, il serait opportun de se retirer des affaires publiques. S’il ne le fait pas, les scissions qui se manifestent déjà en son sein prendront de l’ampleur et mettront en péril cette puissante unité sur laquelle, depuis la Restauration, repose sa principale force.

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